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La
voix de
Reggiani
Hier
soir à Paris, sur la
scène de l'Olympia, un
vieil homme chantait. Etait ce
Vincent françois Paul ou
un autre? Habillé tout de
noir et de blanc, il est
resté assis mais sa voix
s'est levée. Et le vieil
enfant qui revait d'une chaise
parès avoir trouvé
ses allumettes dans une rue du
massachusetts s'est
présenté avec ces
mots "c'est moi, c'est
l'italien..."
Il
avait les yeux comme des taches
de lune et comme les voyageurs
qui ont trop voyagé, des
valises sous le yeux et de la
pluie dans les valises. Il a
chanté l'absence des gens
qui s'aiment qui partent au bout
du monde mais jamais ensemble,
dont les mains se retrouvent
pourtant sur le dos d'un chat qui
les aime...
...
Une chanson est montée
dans le silence, qu'on ne
connaissaint pas. Une chanson qui
dit "je l'aime tant le temps qui
reste" avec cette question
posée d'une voix
tonitruante : Combien de mois, de
jours ou d'heures
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